« Ce film est mon bébé »
posté par Pepito ZOUM le 21/06/2008Interview exclusive avec l’actrice de film X Katsuni en marge de la sortie de son film-documentaire en DVD, « Katsuni, my fucking life » (production Marc Dorcel). Entretien réservé aux plus de 18 ans.
Katsuni, la séduisante, la sulfureuse, l’insatiable eurasienne, que tous considèrent comme « la » star mondiale du X, Katsuni sacrée meilleure actrice européenne à Barcelone, Bruxelles, Las Vegas, Paris, Berlin… se livre complètement dans ce film exceptionnel où elle révèle ses penchants les plus intimes… Pendant près d’un an, une équipe l’a filmée partout dans le monde et faisant ses premières armes comme réalisatrice…
Casting : Katsuni, Mark Davis, Tia Tanaka, Manuel Ferrara, Steve Holmes, Katja Kassin,Mary Luv, Randy Spears, Missy Monroe…
Réalisation : Franck Lewis et Katsuni
Site Internet : www.dorcel.com/katsuni
Sortie : en DVD le 1er juillet et en VOD le 20 juin
Katsuni, il y a peu de temps tu t'appelais encore Katsumi, mais aujourd'hui c'est Katsuni. Comment as-tu vécu ce changement de nom ?
Ca a été très pénible car le procès a duré plus d'un an. C'est beaucoup de stress car on n’est jamais content d'être en procès et d'avoir quelqu'un qui vous fait des reproches et qui vous demande aussi beaucoup d'argent. Mais bon, c'est comme ça, et depuis avril 2007, je m'appelle officiellement Katsuni. On s'est mis d'accord sur ce nom-là et depuis, je communique là-dessus et tout va bien. Les gens me reconnaissent sous ce nom-là, ils s'habituent. Aujourd'hui, les choses ses sont rétablies mais c'est vrai que ça a été très laborieux, très éprouvant.
Ce changement d'une lettre et d'une seule a-t-elle changé beaucoup de choses pour toi ?
Oui, car j'avais une société à ce nom-là, j'avais même déposé les marques, j'avais aussi le nom de domaine de mon site, et on sait très bien que ce n'est pas chose simple que d'être référencé sur le net. J'avais aussi des produits dérivés et j'étais en contrat avec la société Digital sous le nom Katsumi, donc ça posait quand même un problème puisqu'ils ne tenaient pas du tout à ce que je change de nom. Quand on signe une actrice, on la signe aussi pour sa notoriété. A mon niveau, mon nom était un argument marketing, donc le changer constituait forcément un gros problème. Et même si les deux noms sont proches en référencement, sur le net ça fait une différence. Vu de l'extérieur, ce n'est pas grand chose c'est vrai. Mais c'était quand même contraignant, et on finit par se dire que l'on a fait tout ça pour une lettre.
Comment est né ce DVD, « Katsuni, my fucking life » ?
En fait, c'est venu de mon mec, qui est réalisateur pour MTV. Lorsqu'il m'a rencontré, il m'a dit : « Mais c'est fou, quand je vois tous les voyages que tu fais et les moments que tu passes, c'est dommage de ne pas filmer ça. » Donc, au départ, c'est parti de l'envie de faire des choses ensemble, d'autant qu'il avait la possibilité de m'accompagner. Il m'a accompagné au salon de Barcelone, à celui de Los Angeles aussi, à Hollywood Boulevard et à Malibu. Et petit à petit, on s'est retrouvé à monter un projet qui a pris forme au fur et à mesure, car nous ne savions pas trop où nous allions. Donc, c'est vrai que ça a été fait dans des conditions intimes et avec pas beaucoup de moyens. Donc c'est un film sans prétention mais, au final, on a un film qui est vraiment différent des autres. C'est ce que l'on appelle un film-docu, car il y a beaucoup de moments sur le terrain et aussi des moments d'intimité. Il y a des moments de vie sexuelle avec mon mec que l'on n’aurait pas pu voir ailleurs. Mais au départ, nous ne pensions pas que cela pourrait aboutir sur un coffret collector chez Dorcel, donc nous sommes ravis puisque c'est un peu notre vie.
A la base, ça partait un peu comme un film de vacances ?
Oui, honnêtement c'est un peu parti de ça. Et après, on s'est dit « tiens on va faire des scènes ensemble », « tiens celle-ci elle me plait donc ça serait bien de faire un truc tous les deux. » Finalement, il y a toujours ce côté plan cul. Donc dans le film, il y a des scènes qui sont de vraies scènes hard, du pur gonzo, des scènes que j'avais réalisées avant. Là, on est dans le porno vraiment traditionnel. Et à côté de ça, il y a des moments où ça part en vrilles et où on se dit : « Ok, c'est mal cadré, ok, on ne voit pas la pénétration, mais c'est pour de vrai », et c'est ce qui est bon d'ailleurs.
Donc ce film est un mix d'un peu tout ce que tu as tourné ? Avant comme après ?
Oui, après, il a eu quelques petites choses et on s'est dit que ça serait bien de les inclure en plus. En fait, il y a un fil conducteur : moi. On me retrouve dans plusieurs endroits clé : Malibu, Hollywood, où je parle de ma sexualité et où à chaque fois je vais choisir un thème. Ca peut être les filles par exemple : « Ah oui, les filles, je ne vous en ai pas parlé. C'est vrai que c'est différent avec une fille… » Et de là, je vais me souvenir d'une scène que j'ai tournée auparavant et ça va être ma manière de l'amener. Mais ce sont des confessions qui sont vraies.
« J'adore le rapport à la caméra »
Comment as-tu choisi ces séquences ?
Honnêtement, ça a été difficile, car des vidéos privées, nous en avons plusieurs. Donc ça a été difficile mais nous avons privilégié le côté vraiment amateur, donc du coup nous avons mis les toutes premières. Car aujourd'hui, on se connaît mieux. Là, ce qui est bien c'est que c'était vraiment le tout début de notre relation donc je suis toute amoureuse, transie. Il y a du charme. J'ai dû enlever des scènes qui n'étaient pas d'assez bonne qualité. J'en avais une autre, fétiche, qui était trop spécialisée et n'allait pas dans cet ensemble-là. On a voulu faire quelque chose d'équilibré, avec diverses pratiques sexuelles. Et des scènes qui dégagent beaucoup d'énergie.
As-tu été choquée de revoir ces images prises vraiment dans des ambiances privées ?
Pas choquée mais c'est une question de pudeur. Quand je vois une scène, je me souviens très bien dans quelles conditions je l'ai faite, et ça me fait bizarre de savoir que les gens vont savoir comment c'est chez moi, même si on ne voit pas grand chose. Je me dis : « Putain mais c'est mon canapé » (rires). Et pour le coup, j'ai plus de pudeur à montrer ça qu'une scène avec trois mecs. Et c'est dans ces cas-là que tu as peur d'être jugé. Quand tu fais l'actrice, tu t'en fous finalement. Alors on va te dire : « t'es une salope », mais j'avais le rôle de la salope, donc ce n'est pas mon problème. Mais là, c'est la nana avec son mec, donc on est forcément plus sensible.
Dans la vie de tous les jours, es-tu une adepte des petites vidéos privées ?
Oui, j'adore le rapport à la caméra. Je trouve ça super excitant car ça permet un jeu et c'est toujours intéressant de regarder la vidéo ensuite. Je ne fais pas ça systématiquement, heureusement. Je ne suis pas à ce point égocentrique ou narcissique, mais de temps en temps, ça peut être un bon délire.
Visiblement, tu aimes également beaucoup tourner avec des femmes ?
Oui, de plus en plus. Il y a une scène avec une Asiatique qui s'appelle Lana Croft. Et elle... En général, quand tu bookes une fille, tu la vois sur ses photos, tu la trouves jolie, tu te renseignes sur ses pratiques, ses tarifs, l'agence, etc... Ensuite, tu la rencontres, ça colle bien ou pas, mais en général, il n'y a pas de raisons que ça se passe mal car elle me connaît et a confiance. Là, ça n'avait rien à voir. C'est une nana qui m'a branchée sur MySpace en me disant qu'elle aimait bien ce que je faisais. Je mords à l'hameçon et du coup, on se cherche un peu, on se titille sur MySpace. Je lui dis : « Tu m'aimes bien, vraiment ? Mais jusqu'à quel point? », et voilà. Et la scène que nous faisons là ensemble c'est un plan cul filmé. Alors oui, bien sûr, on a conscience de la présence de la caméra et on sait qu'à un moment c'est bien si je bouge et qu'elle se met là. Mais là honnêtement, on était en pleine découverte l'une de l'autre. Enfin, c'était vraiment très bon et la scène se termine dans un éclat de rire. Dans un film porno, il n'y a pas ça normalement. Tu es là, langoureuse et tu regardes la caméra. Là, on s'en foutait, on venait de passer un bon moment et on en rigolait.
Quelles autres anecdotes gardes-tu de ces séquences privées ?
En fait, dans la toute première scène, qui était une scène pro, on est dans un autre cas de figure. C'est la scène avec Manu Ferrara. C'est moi la productrice, donc c'est moi qui l'engageais, et quand tu es productrice, tu décides de tout. Mais en gros, tu l'engages tout simplement parce que tu as envie de baiser (rires) et tu lui dis : « Ok, on fait une scène, mais on fait ce qu'on veut. » Et là, c'est pareil : comme dans n'importe quelle scène gonzo, ça bouge beaucoup mais on n'en a rien à foutre de la caméra. C'est à elle de se démerder, de suivre et nous, nous nous laissons aller. Donc, finalement les moments les plus scénarisés sont ceux quand je ne tourne pas. Car je suis forcément obligée de les diriger un peu.
« Le secret, c'est d'aimer ça »
Sur une séquence comme celle avec Manu Ferrara, tu prends vraiment ton pied ?
Ah oui, vraiment. Que ce soit avec mon mec, avec la fille ou avec Manu, j'étais vraiment à fond. A chaque fois, de manière différente mais j'ai pris mon pied ça c'est sûr.Arrives-tu aussi à avoir des orgasmes sur des tournages très pros ?
Ce n'est pas pareil. En fait, c'est à toi de le vouloir et de faire le cheminement dans ta tête. Là, c'est différent car tu as choisi ton partenaire ainsi que la situation, donc le désir est vachement logique. Alors que quand je tourne pour Digital, je m'entends bien avec les acteurs, mais je n'ai pas choisi le jour, l'heure ou à quoi je ressemblerai ni comment ça se fera, donc c'est artificiel. Et tu te conditionnes pour que ça se passe bien, car si tu te fermes... C'est plus calculé mais, oui, je peux prendre mon pied. Dès mes premières scènes, je l'ai pris et j'ai toujours voulu entretenir ça. Le secret c'est d'aimer ça, d'aimer les hommes et d'aimer se montrer. Tout ça réuni, c'est très simple. Et même quand tu n'es pas excitée, tu peux trouver des choses qui vont te faire décoller.
Es-tu fière de ce DVD ?
Oui, c'est mon bébé (rires). C'est mon premier film, et, honnêtement ce concept-là je ne l'ai pas vu ailleurs. Normalement ce n'est pas faisable, car s'il fallait payer une équipe pour suivre la fille, ça coûterait beaucoup trop cher. Là, ça c'est uniquement fait car mon mec et moi, nous avons fait la bonne combinaison pour donner ça, mais ce n'est pas un genre de films.
Pourquoi avais-tu choisi de te lancer dans le X alors que tu étais étudiante ? Pour te changer les idées ?
Oui, exactement (rires). J'ai fait du gogo, du strip-tease et de fil en aiguille, j'ai rencontré le photographe de Penthouse France, car le magazine cherchait à signer une fille sous contrat pour commencer à produire des films. Nous avons discuté et j'ai signé tout en continuant mes études. Au bout de deux ans vraiment, j'ai eu un déclic. Je suis parti aux Etats-Unis et j'ai laissé mes études de côté et je me suis vraiment concentré à ça corps et âme. Quand tu arrives là-bas, t'as l'impression d'arriver devant un buffet desserts car il y a des dizaines et des dizaines d'acteurs. Et il y a beaucoup de gonzo. Et malgré tout ce que l'on peut dire contre le gonzo, en tout cas en tant qu'acteur, le gonzo c'est génial car il n'y a pas mieux pour prendre du plaisir.
As-tu toujours aimé le sexe ?
Oui, dés le départ, j'avais une curiosité naturelle et l'envie de découvrir plein de choses. Le porno a été une suite logique, il n'a fait qu'accentuer car j'avais déjà des aptitudes. A l'époque de mes études, ce n'était pas forcément en grosse quantité mais surtout en intensité. J'étais déjà intéressée par les femmes mais j'étais beaucoup trop timide pour tenter car je ne savais pas comment m'y prendre. C'est grâce aux tournages que j'ai appris comment m'occuper des femmes. Et maintenant, je peux aussi en profiter en privé.
« Je ne me vois pas tourner encore beaucoup de temps »
Ton plus beau moment d'actrice est-il le moment où l'on t'a mis une femme dans les bras pour la première fois ?
Imagine, mon premier baiser c'était avec Zara Whites, qui est quand même une icône, et ma première scène lesbienne c'était avec Olivia Del Rio. Comme je ne savais rien faire, c'est elle qui s'est occupée de moi. Et cette nana faisait partie de mes modèles, donc l'avoir entre les pattes ça fait quelque chose, ça t'impressionne. Tu te dis que t'as de la chance et après tu en veux plus.
Ton amour pour le sexe explique-t-il que tu sois devenue aujourd'hui l'une des actrices les plus demandées au monde ?
Oui, c'est un élément qui est indispensable si tu veux durer. Sans parler de reconnaissance, une fille qui veut se faire ce métier il faut qu'elle le vive bien, sinon c'est la déchéance. Après, les choix de carrière ou ceux de bosser avec certaines personnes font aussi que tu sois reconnu. Je connais plein de filles qui adorent le métier mais qui n'ont pas de nom malheureusement. C'est aussi le facteur chance, la volonté d'aller de l'avant et de prendre soin de son image, c'est un tout.
Es-tu surprise de plaire autant ?
Honnêtement, je l'ai été pendant longtemps. Aujourd'hui, j'ai davantage confiance en moi, donc je ne suis plus surprise. Il y a un peu plus d'un an, je me suis en plus rendu compte que j'avais une réputation « trash », alors que ce que je fais est normal. Mais je n'ai pas de recul sur ce que je fais en fait, donc je ne me suis jamais trouvé plus jolie qu'une autre. Quand j'étais étudiante, personne ne me branchait, donc je me suis dit que les gens s'intéressaient à moi car j'étais actrice porno. Mais je ne suis pas plus belle qu'une autre. Maintenant, mon métier est de plaire donc c'est un peu facile. C'est surtout une question de professionnalisme, de performances sexuelles. Je suis reconnu pour ça donc ça contribue.
Pourquoi as-tu cette réputation « trash » ?
Je ne comprends pas encore à cent pour cent. Mais c'est vrai que quand je m'intéresse un peu aux autres filles, je me rends compte que j'en fais peut-être effectivement plus qu'elles (rires). Mais ça me paraît toujours aberrant car pour moi, c'est normal. Quand tu fais un truc, tu le fais à cent pour cent. J'ai surtout du mal à comprendre pourquoi certaines filles se retiennent tant. Mais je ne vais pas m'en plaindre en tout cas.
As-tu l'intention de faire l'actrice encore longtemps ?
Non, je ne me vois pas tourner encore beaucoup de temps. Je me vois de plus en plus tourner pour ma prod. Là, je suis toujours en contrat avec Digital et tout se passe très bien. Je suis ravie, donc si je continue, c'est vraiment dans la sélection de films qui vont vraiment me plaire et me motiver. Comme « Pirates 2 » pour Digital ou pour tourner avec Bodilis pour Dorcel ou continuer à faire des films privés. Et effectivement développer mon statut de productrice, car mon vrai avenir il est là.












Soyez le premier à réagir...